Version originale française et anglaise avec sous-titres français
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Vous croyez que seuls les Québécois ont des aspirations indépendantistes au Canada ? Détrompez-vous. Il y a des séparatistes un peu partout dans le pays, d’une mer à l’autre...
Le mot « séparation » est bilingue. Et il se prononce aussi bien avec l’accent de l’élite de la Colombie-Britannique que celui des riches cow-boys de l’Alberta, des modestes fermiers de la Saskatchewan et des pêcheurs désabusés de Terre-Neuve. Bien que marginaux, certains séparatistes de l’Ouest ont même fondé leur propre parti politique.
Les États Désunis du Canada, documentaire des producteurs de Gentilly or not to be, part à la rencontre de ces enfants terribles qui veulent redessiner les frontières. Ces hommes et ces femmes, qu’on n’entend jamais dans les médias, expriment un malaise général from coast to coast et nous font réfléchir sur des questions fondamentales sur notre pays. Qu’est-ce qu’un pays ? Qu’est-ce qu’une nation ? And what about Quebec ?
UNE AUTRE VERSION DE L’HISTOIRE
Le sentiment « anti-Confédération » ne date pas d’hier ! Dans leur film, les réalisateurs Guylaine Maroist, Michel Barbeau et Éric Ruel retracent l’histoire du Canada vu sous l’angle des provinces de l’Est et de l’Ouest. Étonnant pour les Québécois, et la plupart des Canadiens anglais, de constater que le « séparatisme » tourmente notre grand pays depuis sa fondation, en 1867. Dès les premiers jours de la Confédération, le conservateur John A Macdonald devait composer avec une première province séparatiste : la Nouvelle-Écosse. Un autre personnage menaçait aussi l’union des Colonies de l’Amérique du Nord Britannique : Louis Riel.
Tourné avant l’élection d’un Stephen Harper majoritaire, le documentaire expose le ras-le-bol de citoyens canadiens qui expriment souvent tout haut ce que leurs compatriotes pensent tout bas.
De quoi on accuse-t-on la Capitale nationale ? D’une mauvaise gestion des ressources mais surtout, du pouvoir pharaonique deux provinces centrales : l’Ontario et le Québec. Dans l’Ouest, où un fort sentiment d’aliénation sévit depuis 40 ans, on ne peut plus supporter l’idéologie « libérale » qui règne sur Ottawa. Le Dr Leon Craig, séparatiste et professeur emeritus de l’Université de l’Alberta, exprime combien il est frustrant pour la plupart des gens de l’Ouest de vivre dans un pays « socialiste », où l’avortement et le mariage gai sont légaux...
Mais les propos les plus cinglants sont dirigés vers les Québécois. Oreilles sensibles, prière de s’abstenir ! Stephen Harper saura-t-il calmer les ardeurs des séparatistes du R.O.C.?
« If you don’t have a common culture, common language, common beliefs, you will not have a free and happy society ! (…) Together we can free the West ! »
-DOUGLAS CHRISTIE, SÉPARATISTE DE L’OUEST, SEPTEMBRE 2010
« It’s very hypocritical of Quebeckers to complain about things like CO2 emissions when they have absolutely no problems cashing that cheque from Alberta. »
Jefferson Glapski, séparatiste de Alberta, avril 2011